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Les écrans font partie de nos vies aujourd’hui plus que jamais et il convient de se questionner sur la place qu’ils prennent. Bien sûr lorsque nous sommes confrontés à la problématique au travers de nos adolescents nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le sujet. Nos ados nous poussent à nous questionner et à véritablement traiter la question des écrans.

Mon ado : son natel, son ordi, sa console…

Certains adolescents, plus que d’autres, nous inquiètent de par le temps qu’ils passent sur la tablette, téléphone, ordinateur et j’en passe. Ils sont de véritables ombres à la maison, que nous voyons que lors des repas pris en communs, et encore. Mais alors, doit-on s’en inquiéter ? Je pense qu’il faut en tout cas s’intéresser au phénomène.

N’oublions pas que l’adolescence est une période dans laquelle le jeune revendique une certaine liberté. Il a grandi et a besoin de se construire sur le plan identitaire. Pour cela il doit se différencier des parents et faire ses propres expériences de vie. Il m’arrive dans ma pratique que ce mouvement des jeunes vers l’extérieur soit mal vécu par les parents. A tel point que certains parents, blessés par l’attitude de leurs jeunes, démissionnent véritablement de la fonction parentale.

Votre enfant a besoin de vous

Mais regardons à la loupe que ce tout cela signifie. Votre adolescent a en réalité plus besoin de vous que jamais ! Sauf qu’il ne peut pas le dire. Pourquoi ? Il est en pleine différenciation. S’il vous le dit, alors il se sentira être dépendant de vous, ce qui annulerait son travail d’indépendance.

L’adolescence est une période dans laquelle les enjeux du développement sont importants. Le corps se transforme, les premières véritables relations amoureuses se jouent, un avenir professionnel se prépare. Bref, toutes de bonnes raisons de se sentir inquiets ou angoissés.

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C’est donc à cette période-là que le travail de parents est le plus ingrat, il nous faut donner pour nos ados alors même qu’ils nous le reprochent. Nous baignons en plein paradoxe ! Mais alors en quoi tout cela est en lien avec notre problématique des écrans ?

Parfois, dans les familles où les parents démissionnent de leur fonction parentale pensant que leurs enfants sont grands et qu’ils n’ont plus besoin d’eux, les ados vont chercher leur réponse là où ils peuvent. Si autrefois le moment était propice à l’identification aux ainés dans les cours d’école ou dans les maisons de quartiers, aujourd’hui tout cela a laissé la place à l’internet et aux écrans comme le souligne Sonia Ciotta Psychologue à Genève

Les écrans anti-pensées

Certains jouent en ligne dans une quête d’identifications à des expériences commune chez les pairs ou dans les dynamiques du jeu choisi. D’autres optent pour des solutions anxiolytiques à travers une utilisation de l’écran comme « anti-pensée ». En effet, lorsque l’activité est très intense, les pensées anxieuses se bloquent et nous avons pour un certain temps l’impression que tout va bien.

Le mécanisme est le même que l ‘adulte qui fuirait dans le travail pour traverser une période de solitude ou de souffrance dans sa vie.

Il s’agit donc de se rapprocher de nos jeunes, de s’intéresser à la fonction que le jeu a pour eux, de jouer avec eux pour contrer le sentiment de solitude ou de s’intéresser à la dynamique de leurs relations sociales pour leur donner l’occasion de partager. Nous n’avons pas toutes les solutions à leurs problèmes mais nous leur offrons une plateforme humaine de partage pour éviter l’isolement et la fuite dans les écrans.

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Il faut aussi dire que dans la plupart des cas, le rapport aux écrans est sain chez nos ados et qu’ils traversent une période dans laquelle ils ont besoin d’être en contact avec leurs pairs. Ce contact se fait à travers parfois à travers leur smartphone ou les jeux en ligne. Quand faut-il s’inquiéter ? Quand prendre la décision de consulter un psy ?

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Globalement si votre ados développe des comportements évitant. S’il ne vient pas manger à table, s’il y des manifestations d’angoisse, s’il chercher à éviter d’aller à l’école, de voir les copains, ou encore si sa motivation est en grosse baisse. En résumé si ses comportements mettent en échec son développement il est bon d’aller voir un professionnel.

Cette problématique, prise tôt, est souvent transitoire et demande simplement un raccrochage à la famille et par conséquent au reste du monde de l’ado.

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